Cathédrale de Sucre
Ebouillantés, lapidés, découpés, écorchés, crucifiés... les peintures des galeries de la cathédrale semblent faire le répertoire exhaustif des martyrs chrétiens. Une imagerie fort convaincante dont les missionnaires se servaient pour impressionner les nouveaux venus en religion. Paix et amour! On montre à l'indigène les tortures qui l'attendent s'il n'a pas la foi. Comment, les martyrs ont souffert justement parce qu'ils étaient croyants ?
Nous divaguons dans un reliquaire incongru : formes noirâtres et tachées en copie du saint suaire (bien avant Yves Klein), plâtres d'enfants égorgés mais souriants, gisants verdâtres sous l'oeil divin du coeur...
Ces dérives renvoient l'imagerie chrétienne à un monde étrange, bancal, surpenant. Foutoir de l'imaginaire, preuve de l'existence divine ?
Et le joyau de Sucre, seulement pour nous deux : la virgen de Guadalupe. On a accroché tant de bijoux et de pierres précieuses à cette peinture du 18e qu'elle menacait de se déchirer. L´évèque de l'époque fait découper la toile pour l' enchâsser, avec tous ses bijoux, dans une robe d'or ... tout simplement.
Nous divaguons dans un reliquaire incongru : formes noirâtres et tachées en copie du saint suaire (bien avant Yves Klein), plâtres d'enfants égorgés mais souriants, gisants verdâtres sous l'oeil divin du coeur...
Ces dérives renvoient l'imagerie chrétienne à un monde étrange, bancal, surpenant. Foutoir de l'imaginaire, preuve de l'existence divine ?
Et le joyau de Sucre, seulement pour nous deux : la virgen de Guadalupe. On a accroché tant de bijoux et de pierres précieuses à cette peinture du 18e qu'elle menacait de se déchirer. L´évèque de l'époque fait découper la toile pour l' enchâsser, avec tous ses bijoux, dans une robe d'or ... tout simplement.

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